En attendant la reprise, limmobilier peut faire laffaire.
Par Livio Magnagni
L'AGEFI, 27 juin2002.
1. L'immobilier en tant qu'alternative aux placements financiers d'une grande liquidité mondiale.
2. Si la chute des bourses amène les banquiers centraux à diminuer le loyer de l'argent, les liquidités pourraient s'adresser d'abord aux obligations.
3. La confiance dans une reprise des bénéfices des sociétés pourrait tarder jusqu'en 2003.
4. L'euro de plus en plus fort pourrait atteindre la parité avec le dollar.
5. La baisse des impôts aux Etats-Unis et l'accroissement des dépenses publiques de l'administration Bush soutiendront la demande américaine.
(NB : La partie concernant les sujets 2 à 5 ne sont pas reproduits ici.)
C'est la première fois, probablement, que l'on constate une hausse simultanée des prix dans l'immobilier dans tous les pays du monde. Lorsque aux «no-global people» vous cherchez à expliquer ce que signifie globalisation, donnez leur cet exemple. Mais il y a lieu de se demander pourquoi. D'abord il faut reconnaître que cette correspondance temporelle est la preuve que les marchés financiers et immobiliers se développent désormais sans frontières. Puis il faut en tirer la conséquence que les événements récents (terrorisme, etc.) et la politique monétaire de la FED, de la BCE et de la Banque du Japon ont permis le développement d'une liquidité mondiale croissante. Enfin, face à la baisse des cours des actions dans toutes les bourses (autre exemple de globalisation) il faut conclure que cette liquidité tend à se placer dans des biens réels pas trop renchéris, tels que l'immobilier.
Si ce diagnostic est accepté, on peut en déduire des conséquences ou des suggestions de comportement pour l'avenir. Nos banquiers pourraient vous répondre «L'immobilier n'est pas notre domaine !». Dans ce cas, changez de conseiller. Désormais, tout se tient : politique, technique, finances et biens réels. On a abandonné l'or qui relève toutefois la tète lors de guerres locales, révolutions, etc.
L'immobilier est devenu moins attrayant en raison des contraintes des politiques sociales des divers pays. Mais, lorsque trop d'argent circule, on y revient au galop et les conseillers d'affaires devraient suivre ce marché avec plus d'attention.
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