Par François Hiltbrand. Le Temps, 5 novembre 2003

Jusqu’à cet été, il y avait une tension des prix uniquement sur les villas. Les autres segments du marché n’apparaissaient pas touchés. Il y avait seulement une voracité particulièrement forte des vendeurs pour les objets de premier ordre, surtout les villas destinées aux étrangers bénéficiant d’un régime fiscal.
Or, il a fallu observer au début de l’automne que non seulement certains biens immobiliers étaient revendus très rapidement et avec un gros bénéfice mais aussi il a été constaté des surenchères entre professionnels de l’immobilier pour des bâtiments de logements du début du XXe siècle. Ce sont des signes qui ne trompent pas.

Par François Hiltbrand. Le Temps, 7 mai 2003.

Le prix des immeubles « de rendement » ne devrait pas augmenter nonobstant la pression de certains vendeurs sur des clients peu avisés. En effet, le marché offre peu d’opportunité. Les immeubles en vente actuellement proviennent de portefeuilles des contentieux ou de faillites. On peut citer les portefeuilles de la fondation de valorisation des actifs de la banque cantonale de Genève, de la caisse Swissair, mais aussi de partages successoraux illiquides, de divorces etc. En somme que des situations où les immeubles doivent être réalisés dans un intervalle de 6 à 20 mois. Les autres propriétaires n’ont en effet aucun intérêt à réaliser leur patrimoine. Que ferraient-ils de leur argent ?

Par François Hiltbrand. Le Temps, 4 septembre 2002


Au début du mois d’août, j’ai dû me prononcer sur la valeur d’un appartement au quatrième étage d’un immeuble à Champel. Le prix de la transaction, qui m’a été communiqué par la suite, atteignait le prix de 8'800 francs par mètre carré. Étais-je confronté à une transaction en « valeur d’amateurs » ou était-ce le signe d’une envolée du marché des appartements en propriété par étage ? Seconde question, sommes-nous au milieu ou en fin de cycle ?

Par François Hiltbrand. Le Temps, 5 février 2002.

L’Etat de Genève consacre une subvention, à fonds perdus, pour favoriser la construction d’immeubles sociaux, répartis en 3 catégories ; HBM (habitation bon marché), HLM (habitation à loyers modérés) et HM (habitation mixte). Un peu moins de 80 millions (sur le milliard de francs destinés aux subventions à caractère social) ont été dépensés en 2000 pour 23'565 logements.

Par François Hiltbrand. Le Temps, octobre 2001.

" Le prix, c’est ce que l’on demande, la valeur, c’est ce que j’offre ", Rockfeller.

Il est généralement reconnu que l’immobilier joue un rôle indéniablement positif dans la constitution d’un portefeuille, notamment pour du long terme. L’immobilier reste cependant moins rentable qu’un placement en actions mais plus rentable qu’un placement en obligations. Le couple rendement-risque plaide généralement plus pour les placements dans l’immobilier que pour les deux autres modes d’investissements. La protection contre l’inflation est bonne, en tous les cas plus efficaces que sur les obligations et beaucoup plus que sur le marché des actions.