Le coin des experts
Série d'articles parus dans la Tribune de Genève et des réponses aux questions les plus courantes.
Dois-je retirer ou nantir mon 2e pilier ?
Depuis l'entrée en vigueur de la loi fédérale encourageant la construction et l'accession à la propriété de logements (LCAP), il est possible d'avoir recours au capital du 2e pilier pour financer l'acquisition ou la rénovation d'un logement, dans la mesure où celui-ci est occupé par son propriétaire. C'est un complément nécessaire pour ceux qui ne disposent pas de fonds propres suffisants.
Le capital qui peut être retiré figure sur le certificat de la caisse de pensions sous la rubrique «prestation de libre passage». Une restriction s'applique toutefois aux personnes de plus de 50 ans ; le montant disponible est réduit.
Le retrait de capital entraîne d'importantes conséquences sur les prestations de la caisse de prévoyance. Il a pour effet de réduire la rente vieillesse et les prestations de décès ou d'invalidité. L'assuré peut éviter les inconvénients de la perception en espèces en sollicitant uniquement la mise en gage des avoirs de la caisse (nantissement). Aujourd'hui, la mise en gage est reconnue par les banques comme étant l'option la plus simple et la meilleure, car elle n'affecte pas les prestations de la caisse de prévoyance ; les rente des survivants et d'invalidité sont ainsi préservées.
Dans la mesure où la part de l'hypothèque garantie par le capital de la caisse de pensions est remboursée à l'âge de la retraite, la mise en gage n'affecte pas non plus la rente vieillesse. Cette variante est fiscalement la plus attractive, car les intérêts hypothécaires déductibles sont plus élevés.
Attention cependant aux prix surfaits actuels ; en cas de retournement du marché, la valeur du bien aura diminué. Si vous deviez vendre (décès, divorce, délocalisation, etc.) ce sont vos fonds propres qui vont disparaître, donc vos avoirs du 2e pilier, avec pour conséquence une diminution des prestations.
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