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Le coin des experts

Série d'articles parus dans la Tribune de Genève et des réponses aux questions les plus courantes.

Pour une hypothèque, taux long ou taux court ?

Nous assistons à une spirale des offres dans tous les secteurs de l'immobilier (villas, appartements et immeubles). Le seul secteur en relative stagnation est celui des immeubles industriels. Dans l'immobilier, il n'existe aucun marché organisé permettant de négocier des contrats à terme comme à la bourse. Sur les marchés d'actions, des prix poussés au-delà de leur niveau d'équilibre seraient modérés par les ventes à terme d'autres investisseurs. En conséquence, comme personne ne peut vendre à découvert, les optimistes peuvent entretenir la hausse des prix à loisir. Tout le marché est entretenu par les tendances récentes. Il est impossible de déterminer à l'avance si nous sommes entrés dans une bulle spéculative ou si nous vivons une période d'euphorie à long terme. De plus les banques ont intérêt à prêter le plus possible lorsque les prix de l'immobilier progressent, cela accroît la valeur de leurs garanties. Elles apportent ainsi un coup de pouce supplémentaire aux prix. Dans un retournement de marché elles se retireront ce qui amplifiera la dégringolade. Le phénomène haussier est mondial, jamais encore autant de pays ont connu simultanément une envolée des prix, due en grande partie à la faiblesse des taux d'intérêts. Or, au renchérissement continu du pétrole, s'ajoute celui des principales matières premières comme les métaux et les produits agricoles. La menace inflationniste pèse sur le monde anglo-saxon et l'Europe échappe, pour l'instant, à ce phénomène.

Serait-il venu le temps de préférer les hypothèques avec un taux fixé pour 8 ou 10 ans ?
Certainement si, dans votre cas personnel, vous ne pouvez pas résister à une hausse, annoncée, des taux et si votre acquisition a dépassé cinq fois votre revenu annuel.

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